06 – Awalik

La musique

Quelle est la genèse de ce titre ?
Claude : Ce titre… a bien failli ne pas figurer sur le disque. Dans la phase de recherche musicale pour Samsara, j’ai composé une cinquantaine de titre et ce qui allait devenir Awalik n’avait pas été retenu dans un premier temps.

Voilà qui est étonnant, et qui confirme les craintes des passionnés de musique qui se demandent souvent combien de titres sont restés dans les tiroirs de leurs compositeurs… quand ils n’ont pas été détruits ! L’histoire de la musique compte de nombreux cas célèbres, comme la symphonie de Grieg qui avait écrit sur la partition « Ne doit jamais être interprétée » – vœu respecté jusqu’en 1981, ou la 8ème symphonie de Sibelius que son auteur semble avoir jetée au feu après y avoir travaillé pendant plusieurs années…
Quels sont les raisons qui amènent à retenir ou non un titre ?

Le texte

(Je n’existe pas)

Personne ne sait d’où je viens
J’ai toujours été là, comme un lien
Je suis partout, la vie et la mort
Je préside ta conscience, je commande ton corps
Avant le big-bang et par-dessus les étoiles,
Je te transforme en cendres ou en animal.
Je suis le même pour tout le monde
Je suis différent pour chacun
Personne ne sait d’où je viens
Elle m’a dit : attends, je suis belle et ronde
Je lui ai crié : je n’existe pas!
Elle tourne toujours, elle ne m’écoute pas…
Elle est divine dans sa robe bleue
Elle ne me croit pas, elle a raison
Je lui ai dit : tu vas mourir d’ici peu…
Tu tourneras poussière dans l’explosion…
Qu’est-ce que tu racontes? Laisse-moi!
Je veux tourner, tourner et courir après toi…
Non, non je ne suis rien!
Je n’ai pas de début, je n’ai pas de fin
Personne ne sait d’où je viens
Je n’ai pas de haut, pas de bas
Invisible, suis et ne suis pas
Absent mais toujours présent
Aux confins du petit et du grand.
Mais non, me dit-elle, grand prétentieux!
Tu n’es que le Temps et tu te prends pour Dieu
Tu es comme moi, un autre état de la matière
Eclaire-toi, nous ne sommes que de la lumière.

Comments are closed.